Vous envisagez de construire une maison ? Avant de souscrire un crédit habitation (aussi appelé prêt hypothécaire), posez-vous ces quatre questions. De cette manière, vous saurez si votre prêt est bien adapté à vos capacités.

1. Quelle est ma capacité d’emprunt ?

La question que vous devez en premier vous poser est " Combien puis-je réellement rembourser ? " En général, la règle suivante est appliquée : le montant des mensualités à rembourser ne peut pas excéder 1/3 de vos revenus nets disponibles, soit la somme de votre salaire net, les primes et d’eventuelles autres rentrées financières.

2. Puis-je emprunter sans capital de départ ?

Dans la plupart des cas, le montant du prêt hypothécaire couvre maximum 80% du prix d’achat de votre maison ou appartement. Dans certains cas, un expert peut être mandaté pour déterminer le prix du marché de l’habitation et y greffer les 80%. Vous planifiez des travaux de rénovation ou de transformation ? Il y a la possibilité d’emprunter quelque chose en plus sur base des coûts supplémentaire (ou de leur estimation).

Bon à savoir

  • Gardez à l’esprit que le montant que vous pouvez emprunter dépend en fin de compte de différents critères. Votre interlocuteur à la banque vous en dira certainement plus à ce sujet.
  • Vous payez plus d’intérêts si vous emprunter plus de 80% du prix d’achat.
  • En plus du prix d'achat de votre logement, vous devez couvrir d’autres dépenses pour lesquelles vous ne pouvez pas emprunter. Pensez par exemple aux frais d’enregistrement, aux frais de notaire, aux assurances, etc.

3. Taux variable ou taux fixe ?

L'une et l'autre formule présentent leurs avantages et leurs inconvénients. En général, un taux variable sera sensible à l'évolution du marché et sera revu périodiquement, à la baisse comme à la hausse. Ces évolutions positives ou négatives sont inexistantes lorsque vous optez pour un taux fixe. Bon à savoir : entre ces deux extrêmes existent toute une série de formules, comme la formule accordéon, avec une " variabilité contrôlée ". Notre conseil ? Demandez conseil à votre banquier.

Taux variable

Avec un taux d’intérêt variable, vous remboursez durant une période déterminée (1, 5 ou 10 ans) un montant mensuel à un taux fixe. Après cette période, le taux est ajusté au taux applicable à ce moment-là et selon la formule prévue dans le contrat. Le taux est à nouveau fixé pour une période déterminée (par exemple, 1 ou 5 ans).

Lorsque les taux d’intérêt varient, il y a toujours un plancher et un plafond, ce qui garantit que la diminution ou l’augmentation des taux d’intérêt ne peut jamais dépasser un certain pourcentage au-dessus du taux initial, par exemple 2 ou 3%.

La loi stipule que l’augmentation des taux d’intérêt est limitée les trois premières années : jusqu’à 1% les deux premières années et jusqu’à 2% la troisième année. Ainsi, les emprunteurs sont protégés contre des hausses trop importantes durant les premières années du prêt.

Taux fixe

Avec un taux fixe, vous remboursez un montant mensuel avec un taux fixe pour une période déterminée. Habituellement, vous payez un peu plus d’intérêt pour cette sécurité.

Taux variable avec un remboursement mensuel fixe

Avec un taux variable avec un remboursement mensuel fixe, vous remboursez un montant mensuel fixe pour une période variable. Selon le taux d’intérêt – plus haut ou plus bas – vous remboursez pendant plus ou moins longtemps. Cette formule est appelée la formule accordéon.

4. Quelle est la meilleure durée pour mon crédit ?

En fonction de vos ressources, votre âge et vos capacités de remboursement, vous pouvez échelonner vos paiements sur une période maximale de 30 ans. Pour des raisons fiscales, cette période est rarement inférieure à 10 ans. Si c’est le cas, vous empruntez à des taux moins avantageux. Vous voulez en savoir plus sur la formule idéale ?

Un dernier conseil : Considerez les avantages fiscaux liés à votre acquisition (pdf).